Afrique australe 2021-2022 Du 27 octobre 2021 au 18 mars 2022
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4ème partie - Namibie
Kalahari, Fish River canyon, Lüderich, Erongo, Damaraland
Du 22 janvier au 18 mars 2022 |
Le samedi 22 janvier, nous passons la frontière Botswana - Namibie au
Poste de Charles Hill (à l'Est de Windhoek). Actuellement, c'est le
seul poste frontière Botswana/Namibie ouvert, avec celui de
Ngoma-Bridge qui se trouve plus au Nord dans la bande de Caprivi. Nous
souhaitons visiter le Sud de la Namibie, donc ça nous fait faire un
grand détour...
Dès la frontière passée (sans problème et très rapide), nous roulons
plein Sud par des petites routes, sans trop s'éloigner de la frontière
du Botswana. Nous sommes toujours dans le Kalahari, et nous apprécions
beaucoup ces paysages très variés.
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Après
de nombreux kilomètres sans voir âme qui vive, un troupeau de chevaux
traverse la route devant nous. Aucune entrave aux pieds, ces
magnifiques chevaux, qui ne sont pas sauvages, vivent en pleine liberté
près d'une ferme. Nous avions déjà pu le constater de l'autre côté de
la frontière, au Botswana, cette région nous fait penser au Far West.
Près des fermes ou hameau, il n'est pas rare de voir des Cowboys se
déplacer à cheval.
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Toujours espacées de plusieurs dizaines de kilomètres, quelques rares fermes en bordure de piste
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Toujours
difficile de trouver un endroit pour passer la nuit lorsque que la
plupart des terres appartiennent à des fermiers et sont clôturées. Pas
vu de camping à la ferme, il faut dire que ce n'est pas une région
touristique, mais nous finissons par trouver un endroit qui n'a pas de
clôture et nous passons une nuit bien tranquille en pleine nature.
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Typique, plus au Sud dans le Kalahari, ces doubles pistes sablonneuses
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Le
lendemain, nous arrivons près du poste frontière fermé de Mata-Mata
(Namibie-Afrique du Sud), après avoir dû faire un bon détour par Koës
pour faire le plein de diesel ! Il n'y a aucune autre station dans le
coin et nous avons complètement oublié de remplir nos réservoirs au
maximum !
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En raison du poste frontière avec l'Afrique du Sud et
l'entrée du parc Transfrontière, la région est très touristique,
normalement ! Nous avons visité quelques campements qui longent la route qui mène à
Mata-Mata, et finalement nous décidons d'aller au campement à la ferme Terra-Rouge, qui est
officiellement fermé (en raison du manque de touriste), mais qui accueille quand même les voyageurs qui
souhaitent vivre en pleine nature. La mauvaise herbe n'a pas été
arrachée (!), mais les douches et toilettes fonctionnent, c'est exactement
ce qu'on aime. De plus, la propriétaire, très sympathique, nous fait un
super prix. Possibilité de faire de belles balades dans les dunes à la
recherche des animaux sauvages de la ferme. On passe deux nuits dans ce magnifiques environnement avant
de continuer plus au Sud.
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La
région est vraiment magnifique, on ne se lasse pas de ces belles pistes
sablonneuses et de la verdure qui les borde ! En revanche, pas moyen
pour moi de rester tranquille dans mon siège ces derniers jours, chaque
parcelle est délimitée par une clôture et un portail à ouvrir et
fermer. Mais heureusement, les parcelles sont immenses !
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Changement de décor, nous traversons le Karasberg
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Régulièrement nous apercevons des troupeaux d'oryx, ici quelques-uns sans les marques noires
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Dans la montagne de Karas, nous trouvons une place de rêve pour bivouaquer, avec un coucher de soleil incroyable !
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Dans la plaine, quelques petites rivières ont encore un peu d'eau.
Nous atteignons Karasbourg, la première ville Namibienne que nous
traversons après plus de 1'000 km ! Nous en profitons pour faire le
plein de diesel et nos courses pour une semaine. Nous souhaitons faire
du change, mais malgré les 2 banques présentes, ce n'est pas possible,
problème avec le système... Nous aurions également bien voulu manger
quelque chose au restaurant, mais seulement quelques "fast food" pas
trop à notre goût sont ouverts.
Ensuite, nous poursuivons jusqu'à Fisch River Canyon, où nous passons la nuit au camping Roadhouse. Il fait une chaleur étouffante, la piscine est bienvenue !
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Fisch River Canyon
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Fisch River Canyon fait partie des incontournables, au niveau touristique, de la Namibie. On ne pouvait pas, ne pas y aller !
Par sa taille, il est le 2ème au monde après le Grand Canyon du
Colorado. Personnellement, j'ai été plus impressionnée par celui du
Colorado, mais ses gorges d'une profondeur de 550 mètres sont tout de
même grandioses !
Nous y sommes allés tôt le matin pour profiter de la belle luminosité
et avons pris notre petit déjeuner en bordure des gorges avec une vue
exceptionnelle, seuls au monde.
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Après s'être arrêtés à tous les points panoramiques aménagés, nous avons effectué une balade le long du bord des gorges.
| Un euphorbe virosa
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Nous faisons le détour jusqu'à Ai-Ais
(ça brûle !), mais la station
thermale a été très touchée par des inondations ces deux dernières
années, toutefois la magnifique piscine est intacte et sa source d'eau
chaude, environ 57 degrés, a été épargnée de justesse. Sinon les
emplacements de camping en bordure de rivière ont été emportés. Lors de
notre passage, il y avait toujours un débit d'eau très important.
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Des vignes en bordure du fleuve Orange
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Nous
souhaitons poursuivre en longeant le fleuve Orange par la route C13 (en
bordure de l'Afrique du Sud), et ensuite rejoindre Aus et Lüderitz.
Surprise, cette route qui longe le fleuve Orange, la D212 puis C13, est
fermée ! C'est vrai que le fleuve Orange a beaucoup d'eau en ce moment,
mais on ne veut pas abandonner ce trajet sans avoir au moins essayé. Si
on ne peut pas emprunter cette route, nous devons faire un détour
d'environ 670 km pour arriver à Aus, contre seulement 270 km si on peut
suivre cet itinéraire.
On s'engage prudemment sur cette route. Après une dizaine de kilomètres
on rencontre le premier problème, la route est inondée... Je vais
tester en traversant se passage à pied. Pas trop profond, je donne le
feu vert à Kurt.
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Un deuxième puis un troisième passages, avec à chaque fois un peu plus d'eau, mais rien d'insurmontable pour notre Land Cruiser.
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Après
20 km, alors que nous pensions avoir fait le plus dur, puisque selon la
carte la route s'éloignait de la rivière, arrive le quatrième
passage... beaucoup plus impressionnant, car en plus il y a du courant.
Je vais tester, et lorsque que l'eau atteint ma petite culotte (...),
je renonce. En revenant, je dois lutter contre le fort courant,
pas facile. Je dis à Kurt, avec son 1,93 mètre, d'aller tester
lui-même, moi je suis sceptique. Il y va et lui aussi, lorsque ses
fesses sont dans l'eau, revient et estime que c'est trop dangereux.
Comme nous sommes têtus, nous décidons de passer la nuit ici, et de
voir le lendemain si l'eau a baissé.
Le lendemain matin, le niveau de l'eau a encore augmenté de 10 cm !
Donc pas d'autre choix que de prendre la route du retour et faire les
670 km jusqu'au Aus, puis Lüderitz. Dommage, il paraît que cette route
est vraiment très belle, il restait encore 60 km.
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Nous empruntons la "Klein Karas Scenic Route",
très jolie, et ensuite faisons une halte dans la sympathique ville dr
Keetmanshoop. C'est samedi après-midi, aucune possibilité de faire du
change..., on commence à manquer de liquidité.
Nous espérons trouver un endroit pour passer la nuit près du barrage de
Naute NP, mais nous sommes très déçus. Il y a bien quelques
emplacements qui pourraient être très jolis, mais il y des déchets
partout, ce qui est très rare en Namibie. Une sorte de camping abonné
surplombe le lac, sans ombre. Il fait encore trop chaud, donc on
renonce à s'arrêter maintenant.
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Ensuite,
ça va être très compliqué pour trouver un emplacement pour la nuit.
Nous empruntons une piste (D446) en espérant avoir de la chance, mais
partout, même dans la montagne, il y a une clôture qui longe la route
des deux côtés... Quelques kilomètres avant de rejoindre la route
principale, on décide de s'arrêter le long de la clôture, il est déjà
plus de 18h.30, juste à temps pour prendre l'apéro avec le coucher du soleil ! Finalement, c'est un endroit parfait, tranquille,
aucune circulation (seulement une voiture à 8h. du matin), un décor de
cinéma, et on a passé une très bonne nuit !
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Lüderitz et Kolmanskop (village fantôme)
Autres "incontournables" de la Namibie !
Je n'étais pas spécialement intéressée par ce détour, c'est plus Kurt qui tenait à venir, mais finalement je ne regrette pas !
En
1883, un commerçant Allemand, Adolf Lüderitz, achète la baie pour
une bouchée de pain à un chef Nama. Ensuite, il crée ce port de pêche.
Peu de temps après, suite à la découverte de diamants, un Sperrgebiet
(zone strictement interdite d'accès) est créé. Actuellement toujours en
vigueur, cette zone a été déclarée parc national en 2008; un territoire
de 26'000 km2 de dunes et de montagnes, un réservoir exceptionnel pour
la biodiversité.
La ville est entourée par le désert du Namib et la côte atlantique sud,
battue par les vents. Elle est connue pour son architecture coloniale
et Art Nouveau, à peine touchée par le XXIe siècle, ce qui lui donne un
certain charme.
La péninsule de Lüderitz abrite, entre-autres, des flamants roses et des colonies de manchots et otaries
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Le
crayfish Festival (fête gourmande autour de la langouste) a lieu chaque
année vers fin avril - début mai. Une autre spécialité de Lüderitz, la
culture d'huîtres. J'ai testé et je recommande !
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Le phare de Diaz Point,
à une vingtaine de kilomètre au Sud de Lüderitz, découvert en 1488 par
le navigateur Bartolomeu Dias. Une colonie de phoques y vit, ainsi que
des comorants, flamants roses et divers échassiers.
Bel endroit pour y faire un pique-nique !
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Ce
que nous avons le plus apprécié dans la région de Lüderitz, c'est la
possibilité de pouvoir faire des bivouacs au bord de la mer, au Sud de
la péninsule jusqu'à "Grosse Bucht" (grand baie), limite du
"Sperrgebiet". De nombreux endroits extraordinaires sont disponibles,
très peu fréquentés en semaine, mais la plupart accessibles uniquement
avec un bon 4X4 !
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Vue sur Lüderitz depuis notre deuxième bivouac
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Kolmanskop
Ce village fantôme, situé à une quinzaine de minutes de Lüderitz, en
bordure de la route principale B4, fût créé en 1908. C'est par hasard,
qu'une pierre brillante (un diamant) découverte par un employé le long
de la voie de chemin de fer, déclencha la ruée des prospecteurs. Une
licence de prospection est établie par la Deutsche Koloniale
Gesellschaft et une compagnie minière est créée.
Cette oasis luxueuse, perdue dans un désert aride, connut un formidable
essor. Plus de 5 millions de carats de diamants furent extraits lors
des six premières années d'exploitation. Les bâtiments sont construits
exclusivement avec des matériaux venant directement d'Allemagne par
bateaux, même l'eau potable est importée ! Le champagne coule à flot. A
son apogée, dans les années 1920, plus de 250 familles d'européens et
800 travailleurs, issus des tribus Owanbo, vivaient là.
Mais en 1928, la découverte de gisements diamantifères plus riche au
Sud du pays scella le sort de Kolmanshop. La dernière famille quitta le
village en 1956, le sable avait déjà forcé les portes des maisons.
Depuis 2002, ce village fantôme est devenu officiellement une attraction touristique.
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Photo du village fantôme, depuis la route
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Le chemin de fer entre Keetmanshoop et Lüderitz est à nouveau en activité
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Un vrai plaisir pour les photographes amateurs !
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Les couloirs de l'ancien hôpital
| Le
village est à la pointe de la technologie de l'époque. Ce tableau
électrique, vieux de plus de 100 ans, rappelle des souvenirs à Kurt,
qui a fait un apprentissage d'électricien.
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Route, entre Lüderitz et Aus
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Les chevaux sauvages de Aus. Les
plaines désertiques à l'Ouest de Aus abritent quelques-uns des seuls
chevaux sauvages au monde capables de vivre dans le désert. L'origine
de ces chevaux est floue... Grace à une fondation, un trou d'eau est
creusé et permet la survie de ces animaux qui peuvent de vivre durant 5
jours sans eau. Nous en avons aperçu une soixantaine.
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Camping de Aus : nous dormons sous un nid de Républicains sociaux (famille tisserin - Sociable Weaver - Siedelweber).
Ces immenses nids de paille peuvent parfois peser plusieurs tonnes et
casser son support (branche, arbre, poteau, ...). Le Nid peut
accueillir jusqu'à 500 oiseaux ! Intéressant d'observer ces tisserins
ravitailler leurs oisillons, sans jamais se tromper de nids.
Plus besoin de faire la vaisselle du petit déjeuner, ces passereaux s'en chargent !
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Depuis Aus, nous partons au Nord sur la grande piste C13, puis à l'Est sur la piste D707,
réputée pour être l'une des plus belles de Namibie pour ses paysages.
D'un côté la montagne du Tiras en arrière-plan et de l'autre le désert
du Namib-Naukluft. Grandiose !
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Duwisib castel
Nous passons la nuit au camping de Duwisib, à côté du château du même
nom. Malheureusement, la visite du château n'est pas possible, fermé...
Ce château fût construit au début du XXe siècle par un riche
aristocrate allemand. A l'exception de la pierre, la plupart des
matériaux et meubles ont été importés d'Allemagne !
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Lac Oanob - Barrage de Rehoboth
: nous passons 3 jours dans ce merveilleux endroit, on avait bien
besoin de quelques jours de vacances ! Et aussi faire un peu de
lessive...
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Pour rejoindre Swakopmund, nous empruntons la grande piste C28 qui traverse Gamsberg.
On y trouve plusieurs jolies places avec vue exceptionnelle à 360 degrès pour faire
un bivouac. Il est encore beaucoup trop tôt pour camper, nous faisons
notre pause de midi, puis poursuivons. Mais nous reviendrons.
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Walvis Bay (qui signifie la baie des baleines)
Bien que l'année dernière nous ayons séjourné à plusieurs reprises à
Swakopmund (à 35 km du port Walvis Bay), nous n'avons jamais songé à
visiter Walvis Bay. Nous partons donc en excursion.
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Les
34 km de route entre Swakop et Walvis Bay sont bordés à droite par un
champ de dunes et à gauche par le bord de mer, paradis des pêcheurs.
Quelques petits villages se trouvent en bordure de mer, dont la station
balnéaire de Langstrand.
La ville de Walvis Bay n'a pas beaucoup d'intérêt, mise à part son important port de
commerce (c'est là que notre camper a débarqué début janvier 2021) et
ses grands centres commerciaux, on y trouve quasiment tout, comme à
Windhoek et Swakop. En revanche, la région alentour recèle des
curiosités naturelles uniques, comme la plus importante colonie de
flamants roses de toute l'Afrique australe, sa colonie d'otaries à fourrure, ses marais salants, sa
lagune, sa péninsule, ...
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Nous
décidons d'aller au Pelican Point, situé tout au bout de la
péninsule. Nous traversons tout d'abord les marais salants par une
piste et ensuite on s'engage dans la péninsule. Plus de piste,
seulement quelques traces dans le sable. Nos pneus ne sont pas trop
gonflés, on essaye sans dégonflé plus. Tout va bien jusqu'au phare du
Pelican Point, à environ 10 km, et là on hésite une seconde sur la
direction à suivre et Kurt plante le camper dans le
sable mou... Pas d'autre choix que de bien dégonfler pour repartir.
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On
poursuit jusqu'à l'extrémité de la péninsule, 3-4 km plus loin, et on s'arrête
sur une zone un peu plus stable. Ca ferra un très beau bivouac ! Nous
sommes entourés par l'océan Atlantique et le lagon de Walvis Bay, et
sur les plages des milliers d'otaries se reposent où jouent dans la
mer, presque irréel ! Et tout ça en toute légalité ! Nous avons bien
entendu notre permit, que l'on obtient gratuitement à Swakopmund (NWR)
pour une durée de 3 mois, c'est le même que pour le Dorop NP.
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Ca peut surprendre, mais contrairement à Cape Cross, ça ne sent pas mauvais...
Sympas les otaries qui surfent dans les vagues !
Dans la lagune : des pélicans, des flamants roses, des comorans du cap
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Des milliers de cormorans du Cap
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Nous
retournons à Swakop par la plage, c'est autorisé. Nous mangeons notre
pique-nique au bord de la mer et on hésite à se baigner, mais on ne le
fait malheureusement pas... On va le regretter, car ça aurait été une
des rares opportunité de se baigner dans l'Atlantic, avec une
température exceptionnellement agréable, ce qui est assez rare en
Namibie ! En effet, depuis une semaine, il fait un temps magnifique et
extrêmement chaud en bord de mer, ce qui est rare pour la région.
Ensuite, à nouveau une petite hésitation de Kurt au mauvais endroit et
nous voilà bien ensablé ! Cette fois, par d'autre choix que sortir la
pelle !
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Avant
de rejoindre Swakop, nous passons quelques jours au camp Oasis
Goanikontes à l'intérieur des terres, dans la Swakop River vallée, à une vingtaine de kilomètres de
Swakopmund.
Ensuite nous souhaitons suivre une piste que nous avons déjà empruntée
à plusieurs reprise l'année dernière, le long de la rivière Swakop,
mais impossible, la piste est encore impraticable suite à des
inondations, quelques semaines plus tôt.
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Swakop River
Nous sommes de retour à Swakop le 14 février et le mercredi 16 février il se passe un évènement exceptionnel à Swakopmond, la rivière Swakop en crue atteint la mer ! Ce n'était pas arrivé depuis 11 ans !
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La Swakop River est régulièrement en crue, mais n'atteint que très
rarement la mer, car l'eau se perd dans le sable et les trous creusés par
les entreprises qui se servent généreusement en sable pour la
construction. C'est un gros problème.
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A
l'embouchure, c'est la fête ! La population se baigne dans cette eau
sablonneuse, les hélicoptères de tous les médias survolent l'endroit,
les écoles ont fermé une journée, les employés viennent après le
travail prendre l'apéro entre amis au bord de l'eau, ... des moments
inoubliables pour tous les habitants de Swakop !
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Cette eau provient du centre de la Namibe qui a subit de nombreux et violents orages ces derniers temps.
Après avoir laissé notre voiture au garage pour un gros service, nous
partons direction le Sud pour rejoindre nos amis Astrid&Rolf et
Andréa&Ueli; un dernier rendez-vous en Afrique tous ensemble cette année.
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Nous constatons avec plaisir que d'autres rivières ont bénéficié des pluies du centre du pays. Ici la rivière Kuiseb qui
est en crue dans le Namib-Naukluft NP. Il a également plu dans la
région ces derniers temps, car nous sommes passé par là il y a deux
semaines et l'herbe n'avait pas encore poussé !
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On repère une grotte de loin, ça sera parfait pour notre pause de midi !
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Le désert du Namib, la route M36 direction Solitaire, tout simplement magique !
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Depuis le col Spreetshoogte, vue sur le désert du Namib qui se fait arroser
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Namibgrens campsite
Une toute dernière fois cette année, nous retrouvons nos amis en
Namibie. La prochaine fois, ça sera en Suisse. Astrid&Rolf rentrent
en Suisse la semaine prochaine et Andréa&Ueli une semaine plus
tard... C'était sympa de se revoir pour nous raconter toutes nos
aventures respectives.
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Comme nous ne sommes pas pressés, nous prenons du bon temps...
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Petite virée en 4X4 sur les hauteurs du domaine
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Des Damans des rochers (dassie) qui profitent des premiers rayons du soleil de la journée
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Une tortue léopard
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Avant
de quitter le domaine, nous voulons encore faire le tour du "game
drive" (tour en voiture au milieu des animaux sauvages). Nous n'avons pas vu beaucoup d'animaux sauvages, mais sur la fin on se
fait piéger par un passage complètement détrempé et
boueux... Après 30 minutes, on arrive à avancer de quelques mètres pour
se mettre dans une situation encore plus désastreuse... |

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On
n'avait encore jamais utilisé nos plaques depuis que nous sommes en
Afrique australe; c'est la bonne occasion pour les dépoussiérer !
On a tout essayé, creuser, mettre des branches, des cailloux, ...
Finalement, avec 1 bar de pression dans les pneus avant, les quatre
plaques sous les roues de devant et Kurt assis sur le capot à droite de la
voiture pour une meilleur adhérence, après 2 heures 30, nous avons réussi à sortir la voiture de là, sans l'aide de personne !
A peine on était sorti, un employé arrivait avec son tracteur.
Un bon souvenir !
Finalement, nous restons encore une nuit au campsite.
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Quick vidéo sur Facebook isakurt-travel
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Gamsberg
On s'était promis de revenir dans le Gamsberg, alors comme on n'est pas loin, on y retourne.
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Par
hasard, nous repérons un camping marqué sur la carte, à une quinzaine
de kilomètres de la route, dans la montagne. Nous décidons d'aller y
faire un tour. Au début de la piste, il est indiqué qu'il est interdit
d'emprunter cette piste sans autorisation, c'est une réserve privée.
Mais on décide de continuer. On a bien fait ! La piste est par endroit
très étroite et assez pentue, mais le paysage est superbe. Nous
arrivons à la ferme, et la dame nous confirme ce que l'on pensait : pas
besoin d'autorisation pour venir au camping. En fait de camping, il ne
s'agit que d'une seule place, mais par chance, elle est libre !
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Mais
quelle place ! Il faut encore prendre une piste très cassée pour y
parvenir, mais c'est un endroit incroyable à 1'850 mètres d'altitude
avec une vision à perte de vue sur les montagnes. Waouh, magnifique !
Un bloc toilette et douche (froide) est à disposition, ainsi qu'un lavabo pour la vaisselle. Parfait !
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Nous
passons deux magnifiques journées ici, sous l'oeil amusé des babouins.
Mais ils restent à distance, ils ne se sont jamais approchés de nous.
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Nous partons faire une jolie balade à pied jusqu'à un petit lac de montagne.
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Le jour suivant, après
avoir dû faire demi-tour par deux fois car les campements où nous
souhaitions allés étaient soit réservés, soit fermés, nous trouvons
finalement, juste avant le coucher du soleil, une jolie place pour
bivouaquer sur la D1982 en direction de Windhoek.
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Après
un très bref passage à Windhoek pour se ravitailler en carburant,
bière, etc..., nous retournons direction Swakop par la C28, passons la
nuit au campement Harmonie et poursuivons par le joli et très pentu col du Bosua.
Au sommet, il y a un très bel emplacement pour s'arrêter un moment ou
passer la nuit, les toilettes sont un peu particulières !
Pour rejoindre Omaruru, nous prenons une petite piste la D1980 qui nous
surprend par ses passages très techniques, pistes démolie suite aux
intempéries, et aussi par ses paysages très sauvages (première partie,
avant t'atteindre Otjimbingwe). Très sympathique cette piste ! Un petit
film va suivre.
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Les monts d'Erongo
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Nous
aimons beaucoup cet endroit qui nous fait penser à Tafraoute au Maroc.
C'est une de nos régions préférées en Namibie. D'une part pour la
beauté de ses paysages et son climat agréable, mais aussi et surtout
parce que l'on peut faire toutes sortes de randonnées à pied et à vélo,
même de l'escalade pour ceux que ça intéresse. Nous connaissons bien
les sympathiques propriétaires de Erongo Rocks et Omandumba camp,
Terry et Didi, et c'est toujours un plaisir d'effectuer un séjour chez
eux. Cette fois, nous choisissons d'aller au Three Elephants Campsite
(Omandumba) et nous restons 3 nuits. Contact : reservations@erongorocks.com
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Le
départ d'une très jolie balade jusqu'au sommet d'un mont se trouve au
pied de notre place. Idéal pour nous mettre en appétit pour l'apéro et
la grillade !
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Notre
emplacement se trouve à 7 km de la réception et de la route, par une
jolie petite piste, parfois sablonneuse. Pour avoir une connexion
internet ou téléphone, obligés d'aller jusqu'à la route, donc tous les
jours nous effectuons une randonnée en explorant la région. Ca fait du
bien de faire un peu de sport !
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Damaraland
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Nous
ne voulons pas quitter la Namibie sans avoir fait un tour par les oueds
du Damaraland, notamment les oueds Ugab et Huab et leurs éléphants du
désert. Nous savons que l'oued Ugab a eu une énorme crue il y a environ 3 semaines et a détruit,
entre-autre, le campement de base de la fondation EHRA (Elephant Human
Relations Aid) que nous avions visité l'année dernière. Le pont de la route M76
a également été cassé, mais un passage est aménagé pour continuer en
direction de Twyfelfontaine. Nous sommes très surpris de voir les
traces laissées par cette inondation, encore plusieurs kilomètres au
nord de l'Ugab.
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Nous trouvons une place incroyable pour passer la nuit, quelques kilomètres avant Twyfelfontein
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Avant de poursuivre en voiture, nous faisons quelques repérages à pied, pas envie de s'enliser encore une fois !
Le désert est recouvert d'une fine couche d'herbe, superbe.
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L'oued Huab a également bien souffert, beaucoup d'arbres ont été arrachés, il est méconnaissable.
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Avec
plaisir nous retrouvons deux éléphants, une maman et sa fille, qui sont
restés dans l'oued. La plupart des autres éléphants ont quitté l'oued
au moment de la crue.
| Une belle famille d'autruches |

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Nous passons la nuit à notre place préférée, l'eagle rock. Pour le repas, un bon filet de boeuf à la braise !
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Notre ami, le rat dassie (ou rat de roche) est toujours là, en revanche nous n'avons pas vu sa copine cette fois. (Il n'a de rat que le nom, il est adorable !)
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La région est magnifique, on prend du plaisir à rouler dans le sable et s'amuser sur les petites dunes
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Nous retournons vers le Sud par d'autres pistes, en direction de l'Ugab. Nous aimons beaucoup cette belle région.
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Descente de la fameuse "Land Cruiser Hill", qui s'est encore bien dégradée depuis l'année dernière...
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Messum Crater
Situé entre Brandberg et Cape Cross
Il s'agit d'un ancien volcan actif dont le centre s'est effondré. Son
diamètre est d'environ 25 km. Impossible à visualisé depuis le sol.
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Nous
n'avions pas encore eu l'occasion de passer par le Messum crater, mais
le détour en vaut vraiment la peine. Les paysages sont grandioses et
surtout il y a deux belles descentes sablonneuses (en venant depuis
Brandberg) avant d'arriver qui sont assez impressionnantes. Je ne pense
pas que l'on arriverait à les monter, mais il y a la possibilité de les
contourner. Nous trouvons un bel emplacement pour passer la nuit.
Durant ces quelques jours dans le Damaraland, nous n'avons rencontrés que par deux fois des touristes !
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Moon Landscape - Swakop River
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La
fin de notre séjour approche et avant de rejoindre Swakopmund pour
préparer notre camper à ses quelques mois de repos, nous passons encore
deux jours au camping Goanikontes Oasis,
nous apprécions bien cette havre de paix. Une jolie balade juqu'au
sommet est balisée; en redescendant nous profitons des derniers rayons
de soleil en dégustant notre apéritif.
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Cette
mignonne gazelle (je ne sais pas exactement à quelle race elle
appartient...) se balade toute la journée dans le camping et comme il
n'y a pas beaucoup de touristes à taquiner, elle reste souvent chez nous.
Après ce court séjourt dans la vallée de la rivière Swakop et le
Moondlanscape, nous regagnons Swakopmund pour les derniers préparatifs
avant notre départ prévu le 18 mars. Nous avons ravancé notre retour en
Suisse pour des raisons familiales. Mais nous avons déjà prévu de
revenir en octobre !
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A Swakopmund, nous dégustons un délicieux plat de sushi au bord de la mer
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Cet oiseau a bon goût !
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Quelques jolies fleurs vues en bordure de route
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Hoodia cactus à fleurs rouges
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Agama lézard
: il existe au moins 37 espèces en Afrique. La couleur diffère entre
les espèces et le sexe... La taille variant d'environ 12 à 30
centimètres.
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