Afrika 2021-2022 Du 27 octobre 2021 au 18 mars 2022
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1ème partie - Namibie
Windhoek, Khaudum National Park, Bande de Caprivi, Katima Mulilo
Du 27 octobre au 13 novembre 2021 |
Nous arrivons Windhoek le mercredi 27 octobre au matin. Après avoir
changé un peu d'argent et acheté une nouvelle carte SIM pour le
téléphone et internet, Manfred vient nous chercher, ainsi que deux
autres suisses qui étaient dans le même avion que nous.
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Le
storage de Manfred, où nous avons entreposé notre véhicule durant six
mois, si situe à mi-chemin entre l'aéroport et Windhoek, très pratique !
Avec émotion, nous retrouvons notre camper; je suis tellement contente le revoir, il m'avait manqué !!
Bien que les batteries aient été théoriquement régulièrement
chargées... nous n'arrivons pas à démarrer, les batteries sont
déchargées, hum... Manfred nous avoue qu'il a eu des problèmes de
personnel ces derniers temps, et bien qu'il ait donné l'ordre de
charger régulièrement les batteries, il ne peut que constater que cela
n'a pas été fait. Pas grave, avec une autre batterie, le Land Cruiser
démarre du premier coup. Après un lavage sommaire, nous pouvons déjà partir.
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Après
avoir acheté quelques victuailles, en début d'après midi nous allons
nous installer à l'Urban camp à Windhoek. Nous allons faire un tour
avec nos e-bike afin de controller que tout fonctionne, et après deux
bonnes nuits nous sommes fin prêts pour débuter de nouvelles aventures.
Vendredi, avant de quitter Windhoek, nous faisons le plein de réserves,
nourriture, bières, etc... car nous allons être plusieurs jours, voire
une semaine, sans possibilité de ravitaillement.
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Nous
empruntons seulement des petites routes ou pistes en direction plus ou
moins direct de l'entrée Sud du Khaudum National Park. La nature est
très belle et nous rencontrons beaucoup de bétail sur les pistes.
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En deux jours nous arrivons à Tsumkwe,
petite ville à une cinquantaine de kilomètres au Sud de l'entrée du
parc. Un charmant petit camping est ouvert, Tuscin camp, nous en
profitons pour passer deux jours tranquilles. Il fait une bonne
chaleur, mais à l'ombre, c'est supportable. Nous sommes les seuls touristes.
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Nous
visitons un peu les environs et voulons aller jusqu'au lac de
Naye-Naye, mais surprise, la piste est encore inondée et ça depuis la
saison des pluies, qui en principe se finit vers fin mai... les ibis ont
trouvé un coin de paradis pour séjourner ! On contourne cette zone
inondée et essayons de poursuivent, mais à quelques kilomètres du lac
c'est trop risqué de continuer, surtout seul, nous devons faire
demi-tour.
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La nature est magnifique en ce printemps, les arbres sont en fleurs et de belles plantes fleurissent partout.
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Pour midi, nous nous arrêtons à l'ombre d'un magnifique bobab, puis continuons jusqu'au parc.
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Khaudum National Park
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Comme
il n'y a pas de possibilité de dormir dans le parc, les camps ne sont
pas ouverts, nous passons l'après-midi dans le Sud du parc et restons
un bon moment au point d'eau de Tsoana Fontaine Lorsque nous arrivons,
une girafe est en train de se désaltérer. Un moment plus tard, c'est au
tour d'un jeune éléphant mâle de venir se ravitailler et prendre une
douche. Des familles de phacochères viennent régulièrement se baigner,
des gazelles viennent boire... vraiment très intéressant, il se passe
toujours quelque chose. On reste le plus longtemps possible, puis
nous devons retourner pour sortir du parc avant 18 heures.
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Nous
passons la nuit sur le bord de la piste juste avant l'entrée du parc,
pas de risque de circulation, le parc étant fermé. Le seul passage que
nous ayons vu, c'est un éléphant qui a emprunté la piste juste avant
que l'on s'installe !
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A
6 h. 30 les portes du parc s'ouvrent et nous sommes déjà prêts pour attaquer
cette belle journée. Les rangers nous informent qu'hier et aujourd'hui
nous sommes les seuls touristes dans le parc..., mieux vaut ne pas avoir de problème !
Notre première rencontre est avec un beau chacal qui nous observe,
ensuite un groupe d'antilopes waterbock nous regarde passer. Nous remontons une
plaine très verdoyante, la nature est vraiment très belle.
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Au
point d'eau Omuramba, nous prenons tranquillement notre petit-déjeuner. Très
bel endroit, mais rien ne se passe, aucun animal vient se ravitailler.
Je vais faire la vaisselle dans le camper quand soudain Kurt m'appelle
et me dit doucement: "je crois qu'un léopard vient !". Je crois qu'il
plaisante et rigole, mais non il est sérieux ! je monte immédiatement
en faisant attention de ne pas faire de bruit, et ne peut à peine
croire la chance que nous avons de pouvoir observer un léopard en train
de boire dans ce puit !!
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Quelle
chance ! un léopard vient se désaltérer au puit, incroyable ! Quelle
beauté, quelle élégance ! Wouahou... C'est notre premier léopard.
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C'est encore tout émotionné que nous poursuivons. A partir de maintenant, nous sommes sur des pistes très sablonneuses.
Et soudain, je m'écrire : "halte, un éléphant à droite !" Kurt s'arrête
immédiatement, l'éléphant recule un peu et nous attendons. Puis, la
maman éléphant et son petit emprunte la piste juste devant nous sur une
dizaine de mètres, et s'enfonce dans la brousse à gauche. Nous
attendons toujours patiemment, puis elle ressort, cette fois
accompagnée de ces deux rejetons, dont un de quelques années, puis ils
disparaissent rapidement dans la brousse. Quel moment !
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Nous
nous arrêtons un moment au point d'eau de Dussi, puis Tori Kora. On
peut observer en peu de temps plusieurs éléphants, toujours des mâles
solitaires, qui viennent l'un après l'autre se ravitailler et prendre
une douche
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Régulièrement, on aperçoit des grands koudous, des oryx et autres antilopes
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Lorsque l'on arrive près de l'observatoire de Leupan,
là enfin on trouve des groupes d'éléphants. Jusqu'à présent, nous
n'avions vu que des mâles solitaires, ou une maman avec ces deux
jeunes, mais là devant nous au point d'eau, il y a un groupe d'une
bonne quinzaine de mâles, dont des jeunes,
et on peut apercevoir un peu plus loin d'autres groupes qui attendent.
C'est exactement ça que je souhaitais vivre en venant dans ce parc à
cette période de l'année, je suis ravie ! Durant la saison sèche,
jusqu'à fin novembre, le parc accueille habituellement entre 2 et 3'000
éléphants. On apprendra plus tard que cette année il y en a env. 4'000,
ce qui est un peu trop et peu poser des problèmes...Quand on sait qu'un
seul éléphant boit entre 100 et 200 litres d'eau par jour !
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Nous
restons plus de deux heures à observer les différents groupes qui
viennent les uns après les autres se ravitailler. Parfois des groupes
de mâles, parfois des femelles avec leurs jeunes. C'est vraiment
passionnant d'observer leurs hiérarchies très structurées, leurs
attitudes, leurs langages. Je suis justement en train de lire un livre
très intéressant à ce sujet et je comprends mieux leurs codes.
De toute façon, impossible de quitter cet endroit plus vite, car les
deux pistes que nous devons emprunter pour poursuivre sont bloquées par
des groupes qui attendent !! Nous aimerions bien passer la nuit ici,
mais malheureusement nous devons sortir du parc avant 18 heures et il
reste encore de longues pistes sablonneuses à franchir avant d'arriver
à la sortie Nord du parc.
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Peu avant la sortie Nord, nous retrouvons quelques mâles dans une plaine.
A 17h.45, après env. 80 km depuis l'entrée Sud du parc, nous
franchissons le gate de sortie au Nord. Le ranger nous confirme que
nous étions les seuls touristes dans le parc !
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La
piste après le parc est tout aussi sablonneuse et ondulée... et si l'on
emprunte une piste parallèle, où les ornières sont moins profondes, la
végétation est plus dense et parfois des passages sont trop étroits
pour nous. Dès que possible, nous trouvons une place pour bivouaquer
tranquillement.
L'eau de la douche est presque trop chaude, tellement il a fait chaud
aujourd'hui et aussi à cause de la proximité du réservoir d'eau et du
pot d'échappement, mais c'est trop bien de pouvoir se doucher à la lueur des étoiles avant d'aller se coucher !
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Le lendemain, en
début d'après-midi, nous atteignons les bords de l'Okavango chez Helene
et Arno, où nous avions déjà séjourné en février. Quel changement après
tous ces kilomètres sur des pistes sablonneuses !
Nous pensons rester 2 jours avant de continuer en direction de la Zambie.
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Je profite de faire une lessive, déjà une semaine que nous sommes en pistes.
| Nous sommes en bordure de l'Okavango
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Les
crocodiles et les hippopotames ne font pas peur aux jeunes angolais qui
pêchent au filet, se lavent, ou s'amusent dans la rivière. D'autres
jouent au foot sur la petite presqu'île.
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| Grace à Arno, nous pouvons résoudre plusieurs problèmes :
- Il trouve une solution pour remplir nos bouteilles de gaz (marocaines
!). A Windhoek personne n'a voulu les remplir. Pour l'instant, il n'y a
qu'à Swakop, chez Stefan de Namib Camper's, que nous avons pu les
remplir. Arno a mis la bouteille vide au congélateur, la bouteille
pleine au soleil, et à l'aide d'un tuyau adapté (voir la photo), il n'y
a plus qu'à attendre que le gaz se remplisse.
- Kurt a malheureusement dû constater que deux de nos trois panneaux
solaires ne fonctionnaient plus. Kurt a accompagné Arno à Rundu et a
acheté un nouveau panneau de 160 W (Euro 65.-) et l'a monté. Ca
fonctionne super !
- Kurt a également remarquer que le relai entre les batteries était
défectueux (rouillé), et Arno a trouvé une solution. Raison pour
laquelle toutes nos batteries étaient complètement déchargées après 6
mois au storage.
MERCI Arno !
Finalement, nous sommes restés 5 jours dans ce bel endroit...
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Kurt fait des trous dans la bordure du panneau solaire pour l'aération
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Le panneau est collé sur le toit avec une colle spéciale, il faut attendre 24 heures pour le séchage.
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Dimanche, Kurt est allé avec Arno voir son nouveau terrain, une ferme, et l'a aidé à faire quelques travaux
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Lundi, nous poursuivons en direction de la bande de Caprivi. Un pastèque pour midi.
| Notre commande de pneus arrive !
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Mahango Core Area
Nous avons tellement adoré de ce parc en février, que nous faisons à nouveau une petite visite.
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En février, nous n'avions pas vu d'éléphants et cette fois, au premier point d'eau, nous trouvons un troupeau
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Beaucoup de zèbres,
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de phacochères,
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des d'antilopes - ici un cobe de Lechwe
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Cobe ellipsiprymnus ou à croissant (Waterbuck)
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des grands koudous
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Beaucoup de naissances chez les impalas
| Tsessebe ou Sassabi
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A
notre grande surprise, nous n'avons vu qu'une seule girafe, de loin,
alors qu'en février nous en avions vu plusieurs dizaines. Nous
sommes un peu déçus...
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Popa Falls
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Nous passons la nuit au White Sand Camp à Popa Falls
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Buffalo Core Area
C'est aussi la 2ème fois que nous visitons ce parc, il est très beau
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Petit déjeuné au bord de l'Okawango, en face des hippopotames
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On voit beaucoup de buffles et hippopotames, également quelques antilopes
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et des adorables écureuils...
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En sortant du parc, au bord de la route goudronnée, route principale B8, quelle surprise et quelle chance !!!
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Un
couple de guépards essaye sans doute de traverser la route pour se
rendre dans le parc. Nous faisons immédiatement demi-tour et on
s'arrête sur le bas-côté de la route pour les observer. On peut ainsi
les admirer pendant plusieurs minutes avant qu'ils ne s'enfoncent dans
la brousse. Quel moment incroyable, on n'en revient pas !
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Kwando Core Area
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Au Nambwa campsite, nous obtenons la même
place qu'en février avec Astrid et Rolf, un très joli emplacement au
bord de la rivière Kwando. Durant la nuit, on entend les hippopotames
qui marchent et mangent dans la rivière à quelques mètres de nous
! Au matin, on peut observer depuis notre lit les singes verts qui vident notre poubelle
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Dans le parc, on ne trouve pas beaucoup d'animaux, on voit une hyène
tachetée, quelques girafes de loin, des antilopes...
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Horseshoe viewpoint
- Ce plan d'eau en forme de fer à cheval est réputé pour accueillir un
grand nombre d'éléphants qui s'abreuvent simultanément. |
La
dernière fois, en février, nous n'avons pas vu d'éléphant et j'espère
vivement
qu'ils viendront cette fois, surtout que c'est encore la bonne période.
Selon les rangers, en principe, ces derniers jours, ils viennent
régulièrement à partir de 15-16 heures. Nous nous installons
confortablement avec nos chaises à l'observatoire et y passons tout
l'après-midi. On peut observer plusieurs sortes d'antilopes qui
viennent s'abreuver, ainsi qu'une grande colonie de babouins qui
restent un long moment. C'est toujours un spectacle que de les observer
!
Mais toujours pas d'éléphant ! Nous attendons patiemment, mais une
demi-heure avant la tombée de la nuit, nous décidons de rentrer au
campement, sans avoir vu d'éléphant... on ne peut pas toujours avoir de
la chance ! La prochaine fois, inch Allah !
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Le
lendemain, nous quittons le parc en longeant la rivière et nous
apercevons à de nombreuses reprises de beaux et nombreux oiseaux.
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Guêpiers écarlate
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Jabiru d'Afrique (cicogne)
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Tortue léopard
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Jeudi 11 novembre, nous atteignons Katima Mulilo,
notre dernière étape en Namibie. Nous séjournons deux nuits au camping
au bord du fleuve Zambèze. Le temps de faire notre test PCR covid, et
acheter des provisions. Nous partons pour la Zambie et n'avons aucune
idée de ce que nous allons y trouver.
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Bonne adresse pour faire son test covid PCR à Katima Mulilo.
Juste le temps de remplir un formulaire, payer $Nad 700 (Euro 40.-),
faire le test (on a le choix, soit dans le nez ou dans la gorge) et
moins de 24 heures plus tard, on peut aller chercher le résultat. On le
reçoit aussi par mail.
Possibilité de le faire en express, mais c'est plus cher.
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Samedi
midi, nous avons nos résultats de tests négatifs et nous poursuivons
direction la frontière Zambienne pour de nouvelles aventures.
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