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Afrika 2019-2020
Départ le 1er décembre 2019

3ème partie
Mauritanie
du 5 au 15 janvier 2020
Lac Atar, Tidjikja, Passe de Néga, Kiffa, Passe de Soufa, Kaédi, Diama

On ignorait qu'il y avait un lac (barrage) près d'Atar... Ce sont des allemands que nous avons rencontrés au camping Bab Sahara qui nous ont donné ce bon plan pour un bivouac tranquille. Une quinzaine de kilomètres avant Atar, une piste descend dans la vallée, par endroit très raid, mieux vaut avoir un 4X4 !


Vue magnifique depuis la passe
A peine arrivés, en voulant admirer le lac, nous nous ensablons... mais pas trop grave.


Autrefois, il y avait un village avec une palmeraie. La palmeraie a été inondée pour faire un barrage.
Nous passons une nuit tranquille au bord de ce lac.




Ensuite nous prenons la route de Terjit et continuons en direction de Tidjikja par la nouvelle route


Après une soixantaine de kilomètres, ce magnifique erg se profile devant nous. Il vaut mieux ne pas si aventurer !

Nous avions déjà fait cette nouvelle route en février 2018, en motos, elle n'était alors pas encore terminée et c'était donc normal de voir de nombreuses dunes de sable sur la route. Mais depuis, elle est complètement goudronnée, et apparemment ils n'arrivent pas à suivre avec le désensablage... Il faut dire qu'il y a eu beaucoup de vent depuis le début de l'année.
Toutefois, il y a toujours une possibilité de contourné les passages ensablés, mais un 4X4 est recommandé !


A mi-chemin, nous nous écartons de la route pour trouver une place pour passer la nuit. Par endroit, le sable est un peu mou, et comme nous roulons lentement, les pneus pas dégonflés, ... on ensable à deux reprises. Cette fois, on peut enfin tester nos plaques, hihi !!


On finit par trouver un bel endroit pour s'installer où le sable est porteur


Le petit village de Rachid, avant d'arriver à Tidjikja


Tidjikja


A Tidjikja nous allons faire quelques courses au marché
Parking du marché
Une des rues du marché
L'aéroport de Tidjikja. Ca me rappelle beaucoup de souvenirs ! A l'époque, c'était l'emplacement du bivouac quand le rallye Paris-Dakar passait par là. En 1998, je suis arrivée à 5 heures du matin, le joint de culasse de ma moto grillé, après une étape de 750 km (Nema-Titchit-Tidjikja), et suis repartie à 7 heures, la moto pas réparée car c'était une étape marathon (sans assistance) ...
A Atar, nous avons fait la connaissance d'un couple de français très sympas, Betty et Serge, qui ont un Sprinter Mercedes 4X4. Comme nous avions l'intention de faire la Passe de Néga et que l'on préférait ne pas s'y lancer seuls, nous leurs avons demandés s'ils étaient intéressés de partir avec nous. Ils ont accepté immédiatement. Nous avons pris rendez-vous à l'auberge de Tidjikja.
Nous avons déjà fait cette piste plusieurs fois en motos.
Au début, quelques passages un peu trialisants nous surprennent, mais nos véhicules passent beaucoup plus facilement que ce que l'on pense !
La piste est souvent complétement recouverte de sable
La guelta d'El Gehddya
Nous nous arrêtons à la guelta aux crocodiles sacrés, environ 30 km avant la Passe de Néga. Et cette fois nous avons la chance de voir un crocodile qui se reposent sur un rocher.
Les crocodiles se nourrissent essentiellement de poissons et la guelta en a en profusion. Il parait que quand il n'y a plus d'eau, les crocodiles s'enfuissent sous le sable et hibernent en attendant des jours meilleurs...
Peu après, nous nous installons pour un bivouac. Nous partageons avec parcimonie notre reste de rosé pour l'apéro.


Passe de Néga


Début de la Passe. On la fait dans le sens de la descente, heureusement !
En 2018, nous l'avons faite en montée, en motos, sans trop de difficultés. Mais interdiction de s'arrêter durant toute la longue montée, sinon impossible de repartir !


Les paysages sont exceptionnels et j'apprécie vraiment d'avoir la possibilité de m'arrêter pour les admirer et prendre des photos !


On approche du oued... la couleur du sable change




On essaye de rester sur la piste, mais pas toujours évident de voir les traces





Serge s'ensable exactement au même endroit où je m'étais plantée avec ma KTM en 2018 dans le sens de la montée. Un petit passage en dévers étroit bien ensablé qui rejoint l'oued. On s'arrête un peu plus loin en faisant bien attention d'être en descente, car le sable est bien mou. Ca nous donne l'occasion d'aller au bord de la falaise voir le trou où le lit du oued continue. Lorsque l'oued est en crue, le spectacle doit être grandiose ! Nous n'avions encore jamais vu ce trou, car en moto, très difficile de s'arrêter. Nos amis de SudRando nous disent qu'ils ont déjà vu des singes à cet endroit, mais on a beau chercher, on n'en a pas vu...

Alors qu'on pensait avoir passé le plus dur, on se trouve devant un gros problème... Un passage de dunes à franchir sur environ 500 mètres avec des creux de dunes assez profonds et un passage en devers qui nous fait un peu peur... On part chacun de son côté pour essayer de trouver un autre passage, mais rien de mieux. Entre-temps, un local a passé par là avec un pick-up Hilux et il a dû manoeuvrer à plusieurs reprises au passage en dévers pour continuer. D'un commun accord, on décide d'aplanir le dévers pour éviter que nos gros véhicules glisse dans le creux. Ensuite on étudie attentivement le tracé à prendre en marquant les trajectoires. Il faut absolument passer avec une bonne puissance, sinon ensablage assuré. Kurt sert les dents, s'élance en premier et passe super bien ! Serge passe ensuite également sans problème. Ouf ! Une bonne chose de faite ! On a passé une heure trente à cet endroit... mais mieux vaut perdre un peu de temps avant et bien préparer le passage que de devoir sortir un véhicule d'un trou. Serge a un treuil, mais on préfère ne pas en avoir besoin !


BRAVO les gars, vous avez super bien maitrisé les difficultés !!!
Ensuite la piste se poursuit sans difficulté jusqu'au village de Néga



Nous arrivons dans la vallée, le village de Néga approche
Après, plusieurs pistes sablonneuses parallèles mènent à Kiffa, il reste encore environ 70 km



Comme nous ne sommes pas pressés, nous préférons profiter encore de cette merveilleuse région et nous nous installons pour un bivouac au pied d'un erg.
En fin de journée le vent s'apaise et je peux enfin sortir mon drone. J'aurai bien aimé le laisser nous survoler pendant la descente de la Passe, mais il y avait malheureusement trop de vent. Vraiment dommage ! La prochaine fois, inch Allah !






En se rapprochant de Kiffa, on commence à voir régulièrement du bétail ainsi que quelques tentes nomades.



Transport du bétail dans un pick up, deux vaches et quelques chèvres...

Kiffa





On n'avait vu que deux voitures depuisTidjikja et en arrivant à Kiffa on se trouve coincés dans un embouteillage en entrant dans la ville pendant une bonne demi-heure...
Au centre ville, on profite de faire le plein de diesel avant d'aller s'installer dans une auberge que l'on connaît. Une douche chaude, ça fait du bien !


A l'auberge, nous faisons la connaissance d'un mauritanien très sympa et passionné de produits naturels et biologiques. Il nous emmène voir son jardin qui rassemble quelques espèces de plantes et arbres très bénéfiques pour la santé comme de corossolier, le jujubier et le Moringa (photo).
En chemin, nous passons devant le stade de foot de Kiffa.

Piste Kiffa - MBout, Kaedi


Comme nous allons dans la même direction, le Sénégal, et que nous avons du plaisir à être ensembles, nous décidons de continuez notre chemin avec Betty et Serge.
Nous prennons, dans le sens inverse, la piste que nous avions faite en motos depuis MBout en 2018. Elle est très jolie mais un peu cassée, on espère que l'on n'aura pas trop de problèmes avec nos gros véhicules.


Première bonne difficulté que je redoutais, une montée tout d'abord caillouteuse et sablonneuse, avec une grosse marche rocheuse au milieu. C'est moi qui conduis, et suis absolument impressionnée comme la voiture a passé la marche, sans aucune difficulté, je n'ai rien eu à faire ! Je pense qu'en moto je ne serais pas passé aussi facilement !
Serge passe aussi la marche sans problème, mais cependant n'arrive pas gravir le reste de la montée sablonneuse, relativement raide (on ne s'en rend pas compte sur la photo). Il décide de passer plus à droite, où il n'y a pas de traces et parvient au sommet.

Les premiers baobabs chacal ou rose du désert (Adenium) en fleurs que l'on voit.

Passage d'un petit oued

A la Passe de Soufa, nous trouvons un joli endroit pour un bivouac. Betty nous fait des crêpes !! Miam...


Au sommet de la Passe de Soufa, il faut attendre que le gardien vienne ouvrir la barrière pour descendre la passe. Il ne doit pas avoir trop de travail, nous avons croisé au maximum de 3 véhicules sur cette piste...



Encore une petite difficulté pour Serge, lors d'un passage d'oued sablonneu.
Merci l'électronique ! A chaque fois qu'il se plante, c'est à cause du système électronique de son Sprinter qui ne veut pas faire se que Serge lui demande... C'est super le progrès !!!
Sur notre vieux Land Cruiser (2000), pas d'électronique et c'est beaucoup mieux comme ça !


No comment !

A Mbout on retrouve une route goudronnée et on continue en direction de Kaédi, Bogué et Rosso, par la route. Peu avant Rosso, on prend une petite piste pour chercher un endroit pour bivouaquer et on tombe sur un joli marais avec plein d'oiseaux.
Je ne sais pas pourquoi, mais en Afrique, on n'a pas trop envie de faire des grillades !
Centre ville de Rosso
Depuis Rosso, nous prenons la digue jusqu'à Diama



On se met légèrement de côté pour s'arrêter prendre des photos, et lorsque l'on veut repartir... On n'avait pas encore testé la boue, voilà c'est fait !!!



Comme d'habitude lorsque l'on traverse le parc de Diawling pour rejoindre le poste de frontière de Diama, on voit plein d'oiseaux et des phacochères. Magnifique, je suis dans mon élément !



Une vie d'âne

Il y a beaucoup d'ânes en Mauritanie, souvent des troupeaux sauvages qui vivent dans le désert.
Ceux qui sont dressés pour le travail ont une vie pas toujours facile...














Depuis le Sud de l'Algérie et jusqu'à Tidjikja, tous les jours, matin, midi et soir, nous avons vu un ou parfois un couple de traquets à tête blanche (sur la photo un jeune traquet) qui s'approchaient volontiers de notre voiture. Ils sont très curieux et pas très farouches. On n'avait l'impression que c'était notre oiseau qui nous suivait !
Depuis le Sud d'Atar, on a vu régulièrement des groupes de cratéropes fauves. Elles apprécient boire l'eau de notre écoulement.




Suite: Sénégal 4ème partie







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